Au XVIIe siècle, la Chine est occupée par les Mandchous, sous le règne de la dynastie Qing.

Les généraux de l’armée du précédent empereur, de la dynastie des Ming, créent une milice secrète contre l’occupation, une formation sous le nom de Shaolins — contrairement à ce qui est
communément admis, ce groupe n’a pas de lien avec le temple Shaolin, si ce n’est l’appellation. Cette milice était active dans la région de Fujian et Guangdong.

La nonne Wu Mai est un membre des Shaolins. Durant ses voyages, elle rencontre Yim Wing Chun, une jeune fille qui travaille et vend du tofu (pâte fermentée à base de soja). Ce travail a développé une force particulière dans ses bras. C’est
pour cette caractéristique que Wu Mai décide d’enseigner les arts martiaux à Yim Wing Chun, pour finalement la désigner comme la «gardienne» de la milice : elle sera en charge de tuer les traîtres.

Ces faits historiques expliquent pourquoi le wing chun rompt avec la tradition des autres arts martiaux chinois ; contrairement aux usages, le wing chun ne se transmet pas de maître à élèves — nous employons le terme «maître» pour désigner «celui qui enseigne». Il s’agit en réalité d’une transmission de «gardien» à «élu». Les cérémonies officielles
n’existent pas — elles sont même interdite dans le wing chun. Il n’y a qu’une, voire deux personnes «élues» (désignées) par génération, et ceci est toujours valable aujourd’hui.

Cette personne, désignée avec son accord, se doit de comprendre parfaitement le wing chun, et avoir les qualités physiques et morales pour assumer sa fonction de gardien.

Pour trouver cette personne, le wing chun a du s’ouvrir au grand public. Les techniques sont enseignées partiellement, pour repérer un potentiel. Une fois la bonne personne trouvée, la transmission intégrale peut s’effectuer.

Filiation


Yip Man commence l’apprentissage du wing chun dans son enfance avec Chan Wah Shun. Il rencontre Leung Pik par la suite, qui lui transmet les techniques et le désigne comme le successeur.

1950. Le changement politique en Chine conduit Yip Man à se réfugier à Hong-Kong. Pour subvenir à ses besoins, il donne des cours de wing chun au grand public, mais à la manière de Chan Wah Shun. Il garde les véritables techniques de Leung Pik secrètes. C’est pourquoi l’enseignement du wing chun dans le monde de nos jours est de fait celui de Chan Wah Shun.

Principes généraux de la technique

Le wing chun a été créé pour tuer.

Contrairement aux autres styles d’arts martiaux, dont les mouvements résultent de l’expérience (corps contre lois de la physique), les mouvements du wing chun sont déterminés par un angle mathématique, 45 degrés ; ce 45° sur lequel repose l’équilibre du corps humain. La marge d’erreur de chaque mouvement se doit d’être inférieure à 1 cm. On peut utiliser les deux mains et une jambe en même temps, mais chaque partie du corps bouge indépendamment et déploie une force propre.

Les 3 formes correspondent à 3 niveaux de fonctionnement.

La 1ère forme

Elle constitue la fondation pour l’équilibre du corps :
• maîtriser parfaitement le positionnement pour pouvoir, par la
• suite bouger, parfaitement durant le combat
• gérer la force
• apprendre à visionner
• comprendre la décomposition de l’angle 45°
Il faut que le corps, debout et stable, intègre parfaitement la bonne position. Le cerveau doit pouvoir contrôler chaque partie du corps librement.
Il faut maîtriser parfaitement la 1ère forme pour pouvoir passer à la 2e forme.

La 2e forme

La force d’un homme se déploie normalement dans un angle de 45° ; le wing chun permet un angle de 90° :
• apprendre à trouver et retrouver le bon angle d’attaque sur 360°
• apprendre à se déplacer suivant le bon angle d’attaque
• coordonner ses bras avec le corps durant le changement d’angle
• apprendre à utiliser les deux bras et une jambe en même temps mais indépendamment pendant l’attaque

La 3e forme
Une fois les deux premières formes assimilées, le fonctionnement général du style est compris. Mais durant les combats, les deux créatrices du style ont noté une ouverture, un «point mort». La 3e forme sert à combler cette ouverture.
La 3e forme enseigne également la précision des points d’acuponcture pour attaquer. Elle affine les déplacements, notamment lors de combats très rapprochés, ou serrés.

Le mannequin
Il simule un combat avec une personne réelle. Le mannequin permet la mise en pratique des déplacements enseignés dans les 3 formes.

Le bâton
Il a pour origine les combats à la lance. Le bâton possède un poids certain car il a pour fonction spécifique de contrer les attaques à la lance.

Les deux couteaux
Ils constituent des prolongements de la main. Ils étaient parfois enduits de poison. La technique d’utilisation des couteaux comprend la composition du poison, c’est pourquoi elle n’est pas enseignée. Les couteaux produits et les techniques enseignées dans le monde de nos jours sont donc faux.

Note personnelle

C’est pour préserver l’héritage culturel et la tradition que je révèle ces informations aujourd’hui. Je veux respecter la création originale et exceptionnelle des créatrices du wing chun, et la transmettre ainsi avec authenticité.

Copyright

L’utilisation, la reproduction, la transmission, modification, rediffusion ou vente de toutes les informations reproduites sur ce site (articles, vidéos, photos, logos) ou partie de ce site sur un support quel qu’il soit, dans le cadre d’une utilisation à caractère commercial ou non lucratif sont formellement interdites sans l’autorisation préalable et écrite de [mettre nom], au risque d’être condamné à payer des dommages et intérêts pour
contrefaçon.